Zeitgeist

Zeitgeist

🟹🟧 Trump sort sa Gold

Le prĂ©sident prĂ©sente sa “Trump Gold Card”, le statut de rĂ©sident express
 pour 1 million de dollars ! Une rĂ©volution migratoire taillĂ©e pour les ultra-riches.

Avatar de Philippe Corbé
Philippe Corbé
déc. 11, 2025
∙ abonnĂ© payant

Hi everyone, dans Zeitgeist aujourd’hui, Donald Trump repart en campagne, je vous raconte sa premiĂšre rĂ©union publique depuis des mois, entre insultes, improvisations et digressions identitaires, au moment oĂč son propre camp s’inquiĂšte de l’économie et du coĂ»t de la vie. Il contredit les messages prĂ©parĂ©s par ses conseillers com’, insulte les rĂ©fugiĂ©s venus de pays pauvres ("Pourquoi est-ce qu’on ne prend que des gens de pays de merde, hein ?”), sermonne les parents Ă  quelques jours de NoĂ«l pour qu’ils offrent moins de poupĂ©es Ă  leurs enfants, se vante de faire “mieux que Lincoln, mieux que Washington” et traite Biden de “fils de pute”.

Dans le Food for Thought, un essai qui dérange : et si la pensée néoconservatrice, honnie depuis la guerre en Irak, offrait une clé pour dépasser le trumpisme ?

Trump offre l’entrĂ©e gratuite dans les parcs nationaux le jour de
 son anniversaire.

Et puis je vous raconte la meilleure opĂ©ration marketing imaginĂ©e par un petit studio hollywoodien habituĂ© des Oscars, pour un film dont on va beaucoup parler dans les prochains mois. C’est dans les pages fiançailles du Boston Globe.

Mais avant de commencer, je vous rappelle la promo pour le premier anniversaire de Zeitgeist, -25% pour tout abonnement annuel jusqu’à NoĂ«l.

Offrez Zeitgeist ! Pour le prix d’un livre, un an d’infolettres deux fois par semaine, avec toutes les histoires qui font parler l’AmĂ©rique.

D’abord, regardez le, le prĂ©sident Trump semblait ravi il y a quelques heures dans le bureau ovale de prĂ©senter ce qui ressemble Ă  la premiĂšre carte de privilĂšges de l’histoire amĂ©ricaine.

Elle s’appelle la “Trump Gold Card”, elle est dorĂ©e (oui, vraiment) et elle ouvre une voie express vers la rĂ©sidence permanente pour quiconque est prĂȘt Ă  verser
 1 million de dollars au gouvernement fĂ©dĂ©ral.

Officiellement, c’est un “cadeau” fait Ă  l’AmĂ©rique. Dans les faits, c’est une rĂ©volution. Pour la premiĂšre fois, obtenir un statut d’immigrant lĂ©gal ne dĂ©pend plus seulement du talent, du diplĂŽme, des circonstances familiales ou du dossier, mais d’un chĂšque Ă  sept chiffres.

Le fonctionnement est simple. 15 000 dollars de frais de dossier (non remboursables), une vĂ©rification par le DĂ©partement de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure, puis, pour ĂȘtre approuvĂ© un “cadeau” de 1 million de dollars, prĂ©sentĂ© comme une preuve que le candidat “bĂ©nĂ©ficie de façon substantielle aux États Unis”.

Le gĂ©nĂ©reux candidat obtient rapidement le statut de rĂ©sident et donc ce que les AmĂ©ricains appellent le “chemin vers la citoyennetĂ©â€

Les entreprises peuvent aussi acheter une “corporate Gold Card” pour 2 millions de dollars par employĂ© sponsorisĂ©.

Il s’en est vantĂ© il y a quelques heures dans une rĂ©union de cabinet :

“Nous pensons qu’il s’agit de personnes formidables qui ne peuvent pas rester. Ils obtiennent leur diplĂŽme Ă  l’universitĂ©, puis doivent repartir en Inde, en Chine ou en France, d’oĂč qu’ils viennent
 TrĂšs difficile de rester. C’est une honte. C’est ridicule, nous nous en occupons. Les entreprises seront trĂšs contentes et je sais qu’Apple sera content.”

Trump se fĂ©licite de pouvoir lever “un montant incroyable” et promet que cela “fera entrer des milliards”.

L’idĂ©e viendrait du secrĂ©taire au Commerce (mais aussi vieil ami et compagnon de golf) Howard Lutnick, qui travaille Ă©galement sur une future “Platinum Card” Ă  5 millions de dollars, permettant de vivre 270 jours par an aux États-Unis sans payer d’impĂŽts sur les revenus Ă©trangers.

DerriĂšre l’emballage dorĂ©, le message politique est clair. Il veut privilĂ©gier les riches, restreindre tous les autres. Ces derniĂšres semaines, l’administration a gelĂ© les dossiers d’immigration des 19 pays , suspendu les dĂ©cisions d’asile et annoncĂ© un examen rĂ©troactif de 50 000 dossiers approuvĂ©s sous Biden. En parallĂšle, certains visas sont renchĂ©ris de 100 000 dollars.

Laissez un commentaire.


“C’est un fils de pute endormi”

Mardi soir, Donald Trump est reparti en campagne.

Officiellement, il s’agissait d’un discours prĂ©sidentiel sur le pouvoir d’achat, le premier d’une sĂ©rie dans les prochains mois avant les Ă©lections de mi-mandat en novembre.

Dans les faits, c’était bien Ă  un meeting de campagne.

Comme le disait la reporter de Fox News dans la salle.

“La musique, l’atmosphùre, tout donne l’impression de revivre 2024, et c’est clairement fait exprùs.”

Une reunion publique comme il n’en a plus fait depuis plus de 6 mois, et seulement une poignĂ©e depuis sa réélection. Dans un secteur minier de l’État clĂ© de Pennsylvanie oĂč il a forgĂ© ses deux victoires en 2016 et 2024. Avec la musique habituelle de ses entrĂ©es en scĂšne en campagne, “God Bless the USA” de Lee Greenwood. DĂšs les premiĂšres notes, sous les cris de “USA ! USA !”, le prĂ©sident redevient le candidat, retrouve instantanĂ©ment son mode campagne. 90 minutes de quasi-improvisation (“Je n’ai pratiquement rien lu sur ce stupide prompteur”, s’est-il vantĂ© au bout d’une heure de discours). Des insultes lancĂ©es comme des confettis.

Il a racontĂ© devant ses partisans que c’est son Ă©quipe qui lui a implorĂ© de reprendre ses habits de candidat (“Ils ont dit : ‘Monsieur, accepteriez-vous de reprendre la route de campagne ?’”).

Ses proches l’ont peut-ĂȘtre regrettĂ©, tant cette rĂ©union publique Ă©tait dĂ©concertante
 et peut-ĂȘtre contreproductive.

Je vous raconte.

Continuez votre lecture avec un essai gratuit de 7 jours

Abonnez-vous Ă  Zeitgeist pour continuer Ă  lire ce post et obtenir 7 jours d'accĂšs gratuit aux archives complĂštes des posts.

Déjà abonné payant ? Se connecter
© 2026 Philippe CorbĂ© · ConfidentialitĂ© ∙ Conditions ∙ Avis de collecte
Lancez votre SubstackObtenir l’app
Substack est le foyer de la grande culture