đšđ§ "MR. NICE GUY" a peur
DerriĂšre la posture martiale du prĂ©sident, la guerre sâenlise, les marchĂ©s tremblent, et le chef de guerre Trump est rattrapĂ© par la peur.
Hi everyone, câest Zeitgeist.
Je vais vous raconter les rĂ©vĂ©lations dâune enquĂȘte du Wall Street Journal qui dĂ©crit un prĂ©sident hĂ©sitant, inquiet, obsĂ©dĂ© par le spectre dâun Ă©chec au Moyen-Orient. âMR. NICE GUYâ, comme il se surnomme dĂ©sormais, veut Ă tout prix conclure un accord avec lâIran. Il menace parce quâil doute. Il improvise, se disperse, cherche Ă tout prix une porte de sortie pour ne pas voir sa prĂ©sidence sombrer.
Dans ce climat de tension, mĂȘme le cĆur de lâĂtat vacille. Le directeur du FBI Kash Patel va sur Fox pour plaider sa cause auprĂšs du prĂ©sident, devant son poste. PrĂȘt Ă tout pour sauver sa peau, malgrĂ© ses multiples absences alcoolisĂ©es qui mettent en danger la sĂ©curitĂ© nationale. Il incarne une administration sous pression, qui craint de perdre le contrĂŽle.
Un vieil ami (devenu ennemi) du prĂ©sident dĂ©crypte un Trump âindisciplinĂ©, immature et narcissiqueâ, mais dangereux prĂ©cisĂ©ment parce quâil nâest pas âstupideâ. Et il Ă©trille des dĂ©mocrates incapables de proposer une alternative claire.
Dans Zeitgeist, je vais aussi vous raconter pourquoi le hamburger devient un produit de luxe, symbole dâune inflation durable qui pĂšse sur les classes moyennes et pourrait marquer les Ă©lections de 2026.
Et un basculement culturel. Pourquoi les ultra-riches ne veulent plus sâexcuser. Une nouvelle Ăšre oĂč la richesse se montre, sâassume, et se met en scĂšne.
Je vous prie de mâexcuser dâutiliser ce clichĂ© journalistique, mais ce matin, nous sommes bien Ă un moment charniĂšre de cette guerre.
Le prĂ©sident Trump avait annoncĂ© quâelle durerait 4 Ă 6 semaines.
Elle vient dâentrer dans sa huitiĂšme semaine.
Le vice-président Vance, le gendre du président Kushner et son représentant spécial Witkoff sont sur le chemin du Pakistan pour une nouvelle série de négociations.
Téhéran envoie des signaux contradictoires, laissant planer le doute sur sa participation.
Comme lâĂ©crit sur X Ben Rhodes, lâancien adjoint au conseiller Ă la sĂ©curitĂ© nationale du prĂ©sident Obama, âLa combinaison de lâincohĂ©rence de Trump, de la belligĂ©rance de Netanyahu et de la primautĂ© du Corps des gardiens de la rĂ©volution islamique dans la politique iranienne nâest pas la meilleure recette pour une dĂ©sescalade.â
Tout se joue autour du dĂ©troit dâOrmuz, oĂč la tension est brutalement remontĂ©e ce week-end.
Les Ătats-Unis viennent de franchir un nouveau seuil. Les images faisaient la une des journaux tĂ©lĂ©visĂ©s ce dimanche soir sur les chaĂźnes amĂ©ricaines.
Un destroyer a tirĂ© sur un cargo battant pavillon iranien qui tentait de contourner le blocus naval imposĂ© par Washington. AprĂšs plusieurs heures dâavertissements, le navire a Ă©tĂ© immobilisĂ©, puis pris par des Marines amĂ©ricains. Câest la premiĂšre fois depuis le dĂ©but du blocus quâune opĂ©ration de ce type est menĂ©e par la force.
Avant cela, lâIran avait tirĂ© sur des navires commerciaux dans la zone, pour rĂ©affirmer son contrĂŽle sur le dĂ©troit, qui avait Ă©tĂ© briĂšvement rouvert quelques jours plus tĂŽt. Ce matin, le trafic est Ă nouveau paralysĂ©, la situation devient de plus en plus explosive, Ă deux jours de lâexpiration du cessez-le-feu.
Et le prĂ©sident amĂ©ricain lâa dit clairement Ă un journaliste dâABC qui a rĂ©ussi Ă le joindre par tĂ©lĂ©phone. Soit un accord est trouvĂ©, soit les frappes reprendront. Lui croit toujours quâil peut obtenir un accord de paix :
âĂa va arriver. Dâune maniĂšre ou dâune autre. De la maniĂšre douce ou de la maniĂšre dure. Ăa va arriver.â
La guerre devient de plus en plus impopulaire. Plus de deux tiers des Américains désapprouvent la gestion du président de cette guerre, selon un sondage commandé par NBC.
Lâoptimisme de Wall Street dont je vous parlais dans les derniers numĂ©ros de Zeitgeist sâĂ©mousse, avec le prix du pĂ©trole qui repart Ă la hausse.
Le secrĂ©taire Ă lâĂnergie Chris Wright a dĂ» reconnaĂźtre sur CNN que les AmĂ©ricains risquent de ne pas revoir de sitĂŽt les 3 dollars le gallon dâavant-guerre.
âCNN : Selon vous, quand est-il rĂ©aliste pour les AmĂ©ricains dâespĂ©rer que lâessence repasse sous les 3 dollars le gallon ? »
Wright : âJe ne sais pas, cela pourrait arriver plus tard cette annĂ©e. Cela pourrait ne pas arriver avant lâannĂ©e prochaine.â
Câest Ă dire aprĂšs les Ă©lections de mi-mandat dĂ©but novembre.
Les prochains jours vont ĂȘtre dĂ©cisifs.
Si les nĂ©gociations Ă©chouent, ou si elles nâont mĂȘme pas lieu, le cessez-le-feu pourrait voler en Ă©clats.
Et la guerre reprendre.
Le message prĂ©sidentiel envoyĂ© Ă lâaube ce dimanche matin donnait le ton.
âNous proposons un ACCORD trĂšs juste et raisonnable, et jâespĂšre quâils lâaccepteront parce que, sinon, les Ătats-Unis vont dĂ©truire chacune des centrales Ă©lectriques et chacun des ponts en Iran. FINI MR. NICE GUY ! ! Ils cĂ©deront vite, ils cĂ©deront facilement et, sâils nâacceptent pas lâACCORD, ce sera un honneur pour moi de faire ce qui doit ĂȘtre fait, ce qui aurait dĂ» ĂȘtre fait Ă lâIran par dâautres prĂ©sidents depuis 47 ans. IL EST TEMPS DE METTRE FIN Ă LA MACHINE Ă TUER IRANIENNE ! PrĂ©sident DONALD J. TRUMPâ
Jâai dĂ©couvert ces derniers messages menaçants de âMR. NICE GUYâ, Monsieur Gentil, aprĂšs avoir lu une enquĂȘte informĂ©e et inquiĂ©tante du Wall Street Journal, qui permet de mieux comprendre ce que fait Donald Trump.
Elle est titrĂ©e âDerriĂšre la fanfaronnade publique de Trump sur la guerre, il est aux prises avec ses propres peurs.â
LâenquĂȘte du WSJ rĂ©vĂšle un contraste (un fossĂ© ?) entre lâimage publique de fermetĂ© de Trump et ses inquiĂ©tudes en privĂ© Ă propos de la guerre contre lâIran.
Pendant que la guerre sâenlise, Donald Trump semble dĂ©jĂ ailleurs. LassĂ© du conflit, il prĂ©fĂšre parler de son projet de salle de bal Ă la Maison Blanche, ou plaisanter en suggĂ©rant quâil pourrait sâattribuer la Medal of Honor, la plus haute dĂ©coration militaire.
Il improvise, au fil de ses intuitions, alors que ses propres conseillers confient en privĂ© quâil cherche avant tout une porte de sortie. Au point, selon plusieurs tĂ©moignages recueillis par le WSJ, que les militaires eux-mĂȘmes filtrent lâinformation quâils lui transmettent, jugeant son comportement trop erratique et impatient pour ĂȘtre intĂ©grĂ© en temps rĂ©el aux dĂ©cisions les plus sensibles.
DerriĂšre ses dĂ©clarations martiales et ses menaces spectaculaires, le prĂ©sident est surtout inquiet, obsĂ©dĂ© par le risque dâun Ă©chec humiliant, comme celui qui a condamnĂ© la prĂ©sidence de Jimmy Carter lors de la crise des otages de 1979.
Son style reste toujours le mĂȘme, impulsif et dĂ©routant, entre escalade verbale extrĂȘme et volontĂ© de nĂ©gocier. Il va jusquâĂ adopter volontairement un ton en apparence instable pour faire pression sur lâIran. Mais ce que dĂ©taille cette enquĂȘte du Wall Street Journal, Ă ne pas rater, câest que cette stratĂ©gie de âMR. NICE GUYâ masque une rĂ©elle peur.
Je vous raconte.
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